CONDAMNATION FERME DE L’EMBARGO DES USA CONTRE CUBA
LES ORGANISATIONS DE LA DUP EXPRIMENT LEUR RECONNAISSANCE DE LA DETTE DE L’AFRIQUE ENVERS CUBA
Mesdames et Messieurs, Distingués invités, Chers frères et sœurs d’Afrique et du monde,
C’est avec un profond sentiment de respect, de gratitude et de responsabilité historique que nous nous réunissons aujourd’hui pour rendre hommage à un pays dont la solidarité a marqué de manière indélébile le destin de notre continent : la République de Cuba.
Nous sommes ici pour reconnaître une dette qui ne se mesure ni en chiffres ni en contrats, mais en courage, en sacrifice et en fraternité. Une dette qui ne s’efface pas, car elle est inscrite dans la mémoire collective de l’Afrique, dans les récits de nos luttes, et dans les vies transformées par une solidarité authentique.
I. Une solidarité née dans les heures les plus sombres
Lorsque l’Afrique se dressait contre le colonialisme, l’apartheid et l’oppression, Cuba a fait un choix rare dans l’histoire des relations internationales : celui de la solidarité désintéressée. À une époque où tant de nations hésitaient, Cuba a répondu présent. À une époque où tant de puissances calculaient leurs intérêts, Cuba a offert son engagement sans condition.
Ce geste n’était pas motivé par la recherche d’influence ou de profit. Il était guidé par une conviction profonde : celle que la liberté d’un peuple est la liberté de tous, et que la dignité humaine ne connaît ni frontières ni océans.
II. Le sacrifice de milliers de femmes et d’hommes
Nous n’oublierons jamais les milliers de médecins, d’enseignants, de soldats, de techniciens et de volontaires cubains qui ont traversé l’Atlantique pour soutenir nos nations en quête d’émancipation.
Nous n’oublierons jamais les batailles d’Angola, où des vies cubaines furent données pour que l’Afrique puisse avancer vers la liberté. Nous n’oublierons jamais la Guinée-Bissau, le Congo, le Mozambique, la Namibie, où la présence cubaine a contribué à faire reculer l’oppression et à ouvrir la voie à l’indépendance.
Nous n’oublierons jamais les hôpitaux de campagne, les écoles improvisées, les villages où des médecins cubains ont soigné sans relâche, souvent dans des conditions difficiles, parfois au péril de leur propre vie.
Ces actes ne relèvent pas seulement de la coopération internationale. Ils relèvent de l’humanité dans ce qu’elle a de plus noble.
III. Une dette morale, historique et humaine
La dette de l’Afrique envers Cuba n’est pas financière. Elle est morale, historique et humaine.
Elle est faite de vies sauvées, de libertés conquises, de générations formées. Elle est faite de gestes de courage qui ont changé le cours de l’histoire. Elle est faite d’une fraternité qui a résisté aux pressions, aux sanctions, aux isolements diplomatiques.
Cette dette, nous la reconnaissons aujourd’hui avec humilité et gratitude.
IV. Une solidarité qui se poursuit aujourd’hui
La solidarité cubaine envers l’Afrique ne s’est pas arrêtée avec la fin des luttes de libération. Elle se poursuit, discrète mais constante, dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la formation technique, de la culture et de la coopération scientifique.
Des milliers de médecins cubains continuent de servir dans nos hôpitaux. Des milliers d’étudiants africains continuent d’être formés dans les universités cubaines. Des projets de coopération continuent de renforcer nos systèmes de santé, nos écoles, nos institutions.
Dans un monde souvent dominé par les intérêts économiques et géopolitiques, cette fidélité à la solidarité internationale est un exemple rare, précieux, inspirant.
V. Un message à Cuba
À Cuba, nous disons aujourd’hui :
Merci pour votre courage. Merci pour votre engagement. Merci pour votre fraternité.
Vous avez écrit, avec l’Afrique, une page de l’histoire mondiale où la justice et la solidarité ont triomphé des calculs et des rapports de force. Vous avez montré que la grandeur d’une nation ne se mesure pas à sa richesse matérielle, mais à sa capacité à défendre les valeurs universelles.
Voilà pourquoi toutes organisations d’africains et afro-descendants réunies au sein de la Dynamique Unitaire Panafricaine (DUP) condamnent avec force l’embargo de plus de 60 ans orchestré par les Etats-Unis d’Amérique contre Cuba et exigent l’arrêt immédiat de cet embargo et de toutes les menaces que les USA et leurs satellites font peser sur Cuba.
La Dynamique Unitaire Panafricaine appelle tous les chefs d’Etat des pays africains à sortir de leur frilosité et à condamner l’embargo et les menaces des Etats-Unis d’Amérique contre Cuba, embargo qui n’a que trop durer et enfin à exiger la fin immédiate de cet embargo criminel contre tout un peuple.
VI. Conclusion : L’Afrique se souvient et reconnaît
L’Afrique se souvient. L’Afrique reconnaît. Et l’Afrique affirme aujourd’hui, avec force, que les liens qui nous unissent à Cuba sont plus qu’un héritage : ils sont un engagement pour l’avenir.
Un engagement à défendre la justice. Un engagement à promouvoir la solidarité. Un engagement à bâtir un monde où les peuples se soutiennent, non par intérêt, mais par conviction.
Mesdames et Messieurs, En honorant Cuba, nous honorons aussi l’idéal d’un monde plus juste, plus humain et plus solidaire.
Je vous remercie.
Fait à Paris le 27 février 2026
Pour la DUP
La Coordination Générale